Le corps d’Anne Barbot exhumé du cimetière

Vritz

Dernière mise à jour : 06/10/2014 à 12:17

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Le corps d’Anne Barbot a été exhumé jeudi « dans la plus stricte intimité » du cimetière de Vritz où elle reposait depuis son « assassinat » par son mari et sa maîtresse en mars 2013, a-t-on appris vendredi auprès de l’avocat de sa mère et de l’une de ses deux sœurs.

Il a été transféré au cimetière du Louroux-Béconnais (Maine-et-Loire), d’où est originaire sa famille, avec celui de sa fille Félicie morte à la naissance il y a quelques années. Sa famille avait réclamé qu’elle ne repose plus dans le caveau familial où était appelé à la rejoindre, un jour, son mari Didier Barbot.

Ce dernier avait été assigné en avril par sa belle-famille devant le tribunal de grande instance de Nantes, après avoir refusé une première fois en février que le corps soit déplacé. « Anne est ma femme, Félicie est ma fille, je souhaite les rejoindre quand le moment sera venu », leur avait-il répondu à l’époque.

Didier Barbot s’était finalement rangé à la décision de sa belle-famille, avant de faire traîner les choses… « On a même cru qu’il allait changer d’avis, et on s’apprêtait à aller en justice », a dit vendredi son avocat.

« Souvenir cauchemardesque »

« Ce nouvel enterrement leur a permis d’avoir des funérailles plus intimes et moins médiatiques », poursuit l’avocat. « Il faut se rappeler qu’à l’époque, les gendarmes surveillaient la sépulture pour voir qui viendrait… On pensait alors à un rôdeur ou à un serial killer. On pensait à tout, sauf à ça ! »

Cette première sépulture avait ainsi entraîné a posteriori « un souvenir cauchemardesque » à la famille d’Anne Barbot, avec les larmes de son mari et le petit mot griffonné par sa maîtresse sur le livre d’or…« Cette exhumation et va permettre à la famille d’Anne de faire un deuil plus serein, en tournant la page de la supercherie de Didier Barbot », est convaincu l’avocat de la belle-famille d’Anne Barbot.

En mars 2013, la maîtresse de Didier Barbot s’était introduite dans la maison du couple et avait coupé l’électricité de la maison, contraignant Anne Barbot à descendre au garage. Son mari l’avait alors assommée à l’aide d’une bûche, avant que sa complice ne l’étrangle à l’aide d’une corde agricole.

Les jours d’après, celui-ci avait alerté les médias de la disparition de sa femme, placardé des affiches ou encore organisé des marches rassemblant plusieurs centaines de personnes. Le corps d’Anne Barbot avait finalement été retrouvé incendié dans le coffre de sa voiture, dans une forêt des environs.

D’un point de vue judiciaire, l’enquête du juge d’instruction devrait être clôturée d’ici le début de l’année 2015. Le procès de Didier Barbot et Stéphanie Livet pourrait alors avoir lieu un an plus tard.

Vritz, 44