Alain Delannoy, condamné pour avoir séquestré, violé et tué une lycéenne en mars 2012

La Montagne Centre France

Le corps sans vie de Gala avait été retrouvé dans un bois, près d’Yssingeaux.? - photo d’Archives

Le corps sans vie de Gala avait été retrouvé dans un bois, près d’Yssingeaux.? - photo d’Archives

 

Ce mardi 15 avril s’ouvre aux assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay, le procès d’Alain Delannoy. Il est accusé d’avoir violé et tué une lycéenne en 2012.

 

Devant la cour d'assises de la Haute-Loire, ce mardi 15 avril, au Puy-en-Velay, un père de famille est en sanglots. Impossible d'oublier son nom et son crime. Cet homme, c'est Alain Delannoy, 39 ans.

Il est accusé d'avoir séquestré, violé et tué Gala Mulard, une lycéenne de 18 ans scolarisée à Yssingeaux, en mars 2012, avant de l'enterrer dans un bois. Un crime pour lequel il risque la réclusion à perpétuité.

Au premier jour de son procès, Alain Delannoy, ému mais lucide, raconte son enfance marquée par un père violent et alcoolique. Il empruntera le même chemin, dès l'âge de 13 ans. Alcool, joints… Sa mère le laisse faire. Le parcours d'Alain Delannoy est chaotique, mais rien, dans son dossier médical, ne peut expliquer le meurtre de Gala. Sa responsabilité pénale au moment des faits sera d'ailleurs retenue par le psychiatre.

 

Cette nuit-là, l'accusé a eu « une pulsion ». Il ne se souvient pas de tout, seulement d'avoir emmené Gala de force, chez lui, avant de l'attacher, puis de la déshabiller. Devant la cour, il se rappelle aussi lui avoir fait prendre des médicaments pour « ne pas la faire souffrir », lâche-t-il (*). Violée à plusieurs reprises dans la nuit du 25 au 26 mars 2012, la jeune lycéenne décédera suite à la prise de ces médicaments.

« J'aurais pu faire quelque chose pour elle, j'étais conscient. Je ne voulais pas la tuer… », raconte l'accusé. Au lieu de ça, n'arrivant pas « à prendre de décision », Alain Delannoy choisit d'enterrer le corps de Gala dans un bois, le lendemain soir, « pour faire disparaître les horreurs » qu'il a faites.

Le vendredi 18 avril, après quatre jours de procès, il écope finalement d'une peine « à hauteur des longues heures de martyre infligées à Gala et aux souffrances imposées à ses proches » : trente ans de réclusion criminelle, assortie d'une peine de sûreté de dix-huit ans.