Affaire Mathis. Sylvain Jouanneau parle de lui, pas de son fils disparu.

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale  Le procès de Sylvain Jouanneau vient de s'ouvrir à la cour d'assises du Calvados à Caen. Il est soupçonné d'avoir enlevé son fils, Mathis, dont la mère n' a aucune nouvelle.

 

Sylvain Jouanneau, 41 ans, est accusé de l'enlèvement de son fils Mathis.

Sylvain Jouanneau, 41 ans, est accusé de l'enlèvement de son fils Mathis. | Stéphane Geufroi - Ouest France

 

Sylvain Jouanneau, maçon de 41 ans,  comparait pour l'enlèvement de son fills, Mathis. Il ne l'avait pas ramené chez sa mère le 4 septembre 2011, après l’avoir eu en garde pour le week-end.

 

Quatre jours de procès

Sylvain Jouanneau est accusé d’enlèvement de mineur de quinze ans, séquestration de mineur de quinze ans sans libération volontaire avant le septième jour, des faits pour lesquels il encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle et de menaces de mort faites sous condition (5 ans d’emprisonnement).

Quatre jours sont prévus dans ce procès, une cinquième journée est possible et une vingtaine de médias sont accrédités pour assurer la couverture des audiences.

Confrontation avec la mère

La première journée d’audience sera déjà très importante avec les auditions notamment des frères et sœurs de l’accusé.

Après le déjeuner, ce sera au tour des parents de Sylvain Jouanneau de venir à la barre, avant l’audition de Nathalie Barré, maman de Mathis et ex-épouse de l’accusé puis l’interrogatoire de l’accusé et la confrontation entre les deux parents de Mathis.

Isabelle Barré, la mère du garçonnet, arrive au tribunal, lundi matin.

Effervescence devant le tribunal

De nombreux médias étaient présents ce matin au palais de justice Gambetta à Caen où se déroule le procès. Les parents de l'accusé ainsi que son ex-épouse, Nathalie Barré, ont pris place dans la salle d'audience. 


Affaire Mathis : le procès ouvert par OuestFranceFR

Sylvain Jouanneau dans le box sous les flashs et les caméras

Les cheveux en arrière avec une longue queue de cheval, barbu, une chemise bleu ciel, Sylvain Jouanneau, 41 ans, a fait son entrée dans le box des accusés sous les flashs des appareils photos et caméras. Il a pris place derrière ses conseils, Me Demillière et Me Badache. 

Sylvain Jouanneau, 41 ans, a fait son entrée dans le box des accusés sous les flashs des appareils photos et caméras.

Face à lui, Nathalie Barré, son ex-épouse et maman de Mathis, entouré de son compagnon et d'une dizaine de membres de son entourage. 

Les six jurés, trois hommes et trois femmes, viennent d'être tirés au sort. Devant la présidente de la cour d'assises, l'imposant dossier d'instruction qui compte plus de 15 000 pièces.

Le dossier d'instruction compte plus de 15 000 pièces.

Une première explication de l'accusé

Avant la première suspension d'audience, Sylvain Jouanneau s'est expliqué sur les chefs d'accusation. Il reconnait la soustraction d'enfant mais pas l'enlèvement.

Avant la suspension d'audience, pour permettre aux jurés de prendre leurs dispositions, l'accusé Sylvain Jouanneau s'est expliqué une première fois.

Une longue intervention dans laquelle il a reconnu « la soustraction de mineurs et les menaces de mort comme je l'ai fait depuis le début. Ensuite, la justice s'est emballée. On a commencé à parler de séquestration et d'enlèvement, voire même parfois de meurtre, et on s'étonne que je me sois fermé. Je suis agressé par la violence de ces termes. Je m'expliquerai de tout cela » a déclaré Sylvain Jouanneau.

Tentative de déstabilisation

La première partie de l'audience a été consacrée au déroulé de la carrière professionnelle et la vie sentimentale de l'accusé, notamment la relation qu'il a entretenue avec Nathalie Barré, la maman de Mathis. Serein, Sylvain Jouanneau a répondu longuement aux questions des magistrats.

Les choses se sont corsées lorsqu'Aline Lebret, avocate a interrogé le suspect." Vous êtes très à l'aise quand il s'agit de parler de vous, a ironisé l'avocate. Est-ce que vous parlerez autant de Mathis ?" Réponse de l'intéressé : « Je ne suis pas venu ici pour répondre à cette question soulevée par tous les journalistes. »

« Est ce que vous considérez que Mathis est victime ? » a repris Maîte Barré. Réponse de Sylvain Jouanneau : « Victime de quoi ? »