Monaco : Dix-huit mois de prison ferme pour non-présentation d'enfants

 Résultat de recherche d'images pour "logo nice matin"    Une mère absente à la barre et vivant en Grèce, a été condamnée à dix-huit mois de prison ferme avec un mandat d'arrêt et 15.000 € pour la partie civile, pour non-présentation d'enfant

 

Palais de Justice de Monaco4

 

Elisabeth se moque-t-elle de la loi ? C'est un cas assez symptomatique de la difficulté à faire appliquer une décision de justice concernant la garde d'enfants qui a été évoqué à l'audience du tribunal correctionnel. Des faits très graves qui ont conduit les juges à condamner cette femme (absente à la barre) sans scrupule et inflexible à dix-huit mois de prison ferme, mandat d'arrêt et au versement de 15 000 € pour la partie civile.

Plusieurs condamnations

C'est une douloureuse affaire où deux enfants mineurs sont pris en otages ! Depuis décembre 2010, la prévenue, une quadragénaire qui réside en Grèce, a décidé tout simplement de ne plus confier ses deux fils mineurs à leur père, dont elle est divorcée.

Après une première condamnation à la même date, cette femme est partie vivre à Athènes où elle s'est remariée. Depuis, la victime n'a plus revu ses enfants. Mais elle ne lâche pas !

Par la suite, d'autres peines de prison ferme ont été infligées à la mère. Cela n'a rien changé…

À la barre, sur un ton pathétique, le père insiste sur la nécessité de rétablir, dans l'intérêt des deux garçons, des relations paternelles.

«Seul l'aîné, qui a atteint aujourd'hui sa majorité, arrive à me contacter par téléphone. Car c'est une femme manipulatrice! Elle monte les enfants contre moi! Je veux qu'ils sachent que je ne les abandonnerai jamais…»

Pour la présidente Stéphanie Vikström, «par le biais de la convention de La Haye qui porte sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale, il y a eu dénonciation officielle auprès des autorités grecques. Toutefois, d'après les déclarations de votre ex-épouse, elle n'a pas du tout l'intention de vous remettre vos enfants.»

Aussitôt, la partie civile, par la voix douce de Me Alice Pastor, fustige la prévenue. «Ils ont été enlevés par leur mère alors que le père en avait la garde. Vous condamnerez cette femme en y ajoutant 20 000 € pour la réparation morale.»

Séquetrés en Grèce

Mais la critique la plus virulente viendra du procureur Cyrielle Colle. «C'est une situation terrible qui s'éternise… En 2010, à la demande des enfants, la résidence a été décidée chez le père. Or, Madame les a gardés en Grèce et les empêche toujours de rentrer en Principauté. Et même de contacter leur père!»

Et de poursuivre ex-abrupto : «Monégasque par mariage, elle a retrouvé sa nationalité grecque en secondes noces. Mais, un jour peut-être, cette femme sera présente dans cette salle. Je l'espère afin d'avoir des explications sur son comportement. D'ailleurs, le tribunal doit être encore plus sévère : une peine de dix-huit mois de prison ferme assortie d'un mandat d'arrêt»

Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.