Pédophilie et attentats à la pudeur sur des mineurs au tribunal de Charleroi.

   Deux affaires de mœurs étaient débattues au Tribunal correctionnel de Charleroi ce mardi matin.

 

Illustration.

 

La première concernait un Carolo de 50 ans qui, en juillet dernier, avait attiré chez lui une fillette de sept ans qui faisait du vélo dans sa rue afin de lui montrer un film pédopornographique et de la forcer à se déshabiller.

 

Le suspect était poursuivi pour détention d'images pédopornographiques, séquestration et attentat à la pudeur sur une mineure. En juin dernier, une voisine s'était inquiétée de son absence et était entrée chez lui. Elle avait été horrifiée en découvrant les images pédopornographiques qui défilaient sur son écran de veille.


La perquisition qui a suivi a permis la découverte de plus de 4 400 images mettant en scène des mineurs ainsi que 162 heures de films. Présenté au juge d'instruction, le suspect, Philippe G., avait alors été libéré sous conditions. "Mais un mois plus tard, il a profité de la première occasion pour passer à l'acte", a expliqué la susbtitute Mottard lors de l'audience. "Il a attiré chez lui une petite fille de sept ans qui faisait du vélo dans sa rue et l'a forcée à regarder une vidéo pédopornographique. Il lui a ensuite demandé de faire un strip-tease, ce qui constitue un attentat à la pudeur. Par chance, les parents de l'enfant se sont rapidement aperçus de sa disparition. Et comme des bruits courraient sur le prévenu, la police a bien vite débarqué chez lui et libéré la fillette terrorisée".


Selon le parquet, Philippe G. est un prédateur sexuel sur qui aucune thérapie n'aura d'effet. Il a d'ailleurs précisé dans son audition ses préférences pour les petites filles de 5 à 12 ans qu'il trouve "sexy", ainsi que ce qu'il comptait faire subir à l'enfant si les forces de l'ordre n'étaient pas intervenues.

 

Ce mardi, le tribunal a tenu compte du danger social que constitue Philippe G. pour le condamner à six ans de prison ferme.

 

Attentats à la pudeur sur des petites voisines

 

La seconde affaire présentée au tribunal correctionnel de Charleroi évoquait un habitant de Thuin poursuivi pour des abus sexuels commis sur ses deux petites voisines de moins de dix ans

 

C'est par l'entremise de conversations osées sur Facebook qu'il entretenait avec ses deux victimes que Roland V., un Thudinien de 50 ans, a été découvert. Au fil de ses auditions, il a fini par reconnaître des faits de moeurs qui se sont déroulés sur une période infractionnelle de huit ans.


Les premiers attouchements ont eu lieu avec l'aînée, entre 2005 et 2008, alors qu'elle n'était pas encore âgée de dix ans. La cadette était tout aussi jeune lorsque le prévenu a procédé à ses premiers attouchements. D’autres abus se sont produits lorsque Roland V. et les enfants se trouvaient en vacances.


Pour le parquet, les aveux du prévenus n'effacent pas ses actes. Selon le substitut Clausse, le fait que Roland V. n'a pas purgé un seul jour de détention préventive est un mauvais signal envoyé à la société et aux victimes.


Le ministère public avait donc requis à l'audience une peine de cinq ans de prison avec un sursis probatoire éventuel, mais souhaitait qu'une partie de la peine soit effectivement purgée.


Me Khoulalène, conseil du prévenu, avait pour sa part sollicité un sursis probatoire total en se basant sur le risque de récidive quasi nul relevé par l'expert psychiatre.


Ce mardi, le tribunal a finalement condamné Roland V. à 5 ans de prison avec un sursis probatoire pour ce qui excède les 18 premiers mois.