Disparus de l’Isère : le Belge Willy Van Coppernolle interrogé.

Résultat de recherche d'images pour "logo DH.BE"    Entre 1983 et 1996, dix affaires de disparition d’enfants étaient recensées dans le département.

 

Le Belge Willy Van Coppernolle, condamné à de multiples reprises en Belgique et en France pour agressions sexuelles, rapt et meurtre d’enfants, a été entendu par la section de recherche de la gendarmerie de l’Isère (sud-est de la France) dans l’enquête sur ces disparitions d’enfants dans les années 80 et 90.

 

Le prédateur sexuel multirécidiviste, actuellement incarcéré dans le cadre d’une condamnation à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, a été auditionné au cours de cette première semaine de février à Grenoble par les enquêteurs de la gendarmerie de l’Isère, selon une information du Parisien publiée ce vendredi 3 février, dans l’affaire des disparus de l’Isère.

 

Entre 1983 et 1996, dix affaires de disparition d’enfants étaient recensées dans le département : six meurtres, une tentative d’homicide et deux disparitions, celles de Charazed et de Ludovic. Tous ces dossiers sont désignés sous le nom des disparus de l’Isère, et la thèse d’un tueur en série est défendue quelque temps.

 

En 2008, le parquet général de Grenoble regroupe les dossiers des disparus de l’Isère. Une brigade spéciale , Mineurs 38, mobilisant douze enquêteurs, a été créée. Mais l’hypothèse du tueur en série est écartée quand un homme est arrêté à Voreppe pour le meurtre de deux petites filles, en 2013.

 

Georges Pouille, 38 ans, trahi par son ADN 20 ans après les faits, a avoué les meurtres. Il était le voisin de Sarah Siad, 6 ans, tuée en 1991, et de Saïda Berch, tuée en novembre 1996. Aucun lien n’a été établi avec les autres affaires.

 

En novembre 2014, la justice avait prononcé un non-lieu "faute d’éléments" dans trois dossiers. Mais à la suite de l’appel des familles des victimes, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Grenoble avait décidé le 23 juin 2015 la réouverture de ces trois dossiers. C’est dans le cadre de cette nouvelle instruction que le criminel belge a été entendu.