Quelques chiffres sur la prostitution des mineurs

 

 

 

Quelques chiffres sur la prostitution des mineurs

 

La prostitution des mineurs en France est difficile à quantifier. Elle est en effet englobée dans les chiffres plus vastes de la délinquance, des fugues.

 

Pour information, selon l’UNICEF, Il est difficile d’avancer des estimations précises car la prostitution des jeunes s’opère à l’abri des regards, dans les bars, les discothèques, les caves ou les appartements. Les enfants mis sur le trottoir avouent rarement leur âge et se déplacent souvent d’une ville à l’autre pour éviter d’être repérés.

 

En France, selon l’UNICEF, entre 3000 et 8000 mineurs français et étrangers « vendraient » leurs corps. Ces prostitués sont pour un tiers des Français, en fugue ou en rupture familiale, et pour deux tiers de jeunes étrangers, victimes de réseaux de trafics d’être humains. Vulnérables, à la rue, en situation d’errance, de précarité totale, ils sont aussi victimes d’exploitation sexuelle et de prostitution.

 

Prostitution des étudiants

La prostitution des étudiants n’est pas la même que la prostitution des mineurs car les étudiants sont majeurs.

Selon l’Ocreth (Office Central pour la Répression de la Traite des Etres Humains), en 2008, le phénomène de la prostitution étudiante est surestimé. S’il y a des étudiantes qui se prostituent, la population étudiante n’est pas surreprésentée dans le milieu.

 

Selon l’Ocreth, le phénomène semble étroitement lié à une précarisation de la vie étudiante et cette prostitution étudiante serait occasionnelle, individuelle et cachée et donc très difficile à quantifier.