France: Les disparitions d'enfants en «constante hausse»

 

FRANCE, Brassac-les-Mines: Une gendarme colle une affiche «appel à témoin», le 11 mars 2010 sur un mur de la gendarmerie de Brassac-les-Mines, un an et demi après la disparition du petit Antoine à Issoire, le 11 septembre 2008.

FRANCE, Brassac-les-Mines: Une gendarme colle une affiche «appel à témoin», le 11 mars 2010 sur un mur de la gendarmerie de Brassac-les-Mines, un an et demi après la disparition du petit Antoine à Issoire, le 11 septembre 2008. THIERRY ZOCCOLAN / AFP

 

SOCIETE - «C'est un sujet majeur», a estimé Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, à la veille de la journée internationale des enfants disparus...

 

Fugues d’adolescents, enlèvements parentaux, disparitions inquiétantes de mineurs… Les services de police, les associations et le Centre français de protection de l’enfance (CFPE) font le même constat. Chaque année, de plus en plus d’enfants disparaissent, ont-ils indiqué ce vendredi à l’occasion d’une conférence de presse commune, à la veille de la journée internationale des enfants disparus.

Les fugues

Selon les chiffres de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), 49.292 fugues de mineurs ont été enregistrées en 2012, contre 34.438 en 2000. Soit une augmentation de 43% en douze ans. Les trois-quarts ont entre 15 et 18 ans et sont à 51% des jeunes filles.

SOCIETE - «C'est un sujet majeur», a estimé Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, à la veille de la journée internationale des enfants disparus...

Fugues d’adolescents, enlèvements parentaux, disparitions inquiétantes de mineurs… Les services de police, les associations et le Centre français de protection de l’enfance (CFPE) font le même constat. Chaque année, de plus en plus d’enfants disparaissent, ont-ils indiqué ce vendredi à l’occasion d’une conférence de presse commune, à la veille de la journée internationale des enfants disparus.

Les fugues

Selon les chiffres de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), 49.292 fugues de mineurs ont été enregistrées en 2012, contre 34.438 en 2000. Soit une augmentation de 43% en douze ans. Les trois-quarts ont entre 15 et 18 ans et sont à 51% des jeunes filles.

Un tiers reviennent à leur domicile ou sont retrouvés au bout de 48h, un autre tiers entre trois jours et un mois. Et le reste au-delà d’un mois. «99% des fugueurs sont retrouvés», précise Sophie Robert, commissaire de police à l’OCRVP.

«Une fugue n’est pas un acte indifférent. On sait faire une politique pour les 0-11 ans. Pour ceux qui ont plus de 16 ans, on sait avoir une politique envers la jeunesse. Mais pour les 11-16 ans, période intermédiaire de l’âge de tous les dangers, il y a une absence des structures. A défaut, c’est la rue qui sert de formateur, avec tous les travers que l’on connaît», regrette Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille.

Les enlèvements parentaux

«Ils sont en constante hausse au fil des années», selon la commissaire de police. En 2012, 439 enlèvement par l’un des deux parents avaient été enregistrés, contre 368 en 2010, soit une hausse de 19%. «C’est un sujet majeur qui va augmenter dans les années à venir, avec les mariages internationaux. Les parents se retrouvent à confronter deux droits de la famille différents. Au milieu, l’intérêt de l’enfant est souvent oublié», insiste la ministre.

Les disparitions inquiétantes

Quelque 11.674 disparitions inquiétantes ont été signalées au cours de l’année 2012. 95% d’entre elles concernaient des individus de plus de 18 ans, dont 63,2% étaient dépressifs ou suicidaires. «Ces chiffres sont sans cesse croissants. C’est un sujet majeur qui se pose», estime Dominique Bertinotti.

Le 116 000, un numéro unique européen

En place depuis 2007, «le dispositif de téléphonie sociale», le 116 000, n’est connu que de 4% des Français. «Il faut mieux le faire connaître. Qu’il devienne un réflexe», plaide Jean-Pierre Debuisson, président du CFPE, chargé de sa mise en place. Le 116 000 a pour mission d’écouter, de soutenir et d’orienter les familles d’enfants disparus.

Dès le mois de juin, le service d’appel sera fonctionnel 24h/24 et 7j/7. «Notre but est de voir augmenter le nombre d’appels traités, explique-t-on au CFPE. Les parents, quels que soient les motifs de la disparition, n’ont aucune idée de ce qu’ils doivent faire. Ils sont souvent sous l’influence des séries télé américaines et pensent que les policiers vont mobiliser de gros moyens pour retrouver leur enfant. Mais au final, ils ont l’impression d’avoir signalé le vol d’une mobylette. Au quotidien, nous avons un rôle de soutien moral.»

Le 116 000 est opérationnel dans 22 pays européens et en Suisse.