Suisse : les juges et la pédophilie.

Suisse: Les juges et la pédophilie

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Le procureur général vaudois Eric Cottier voulait à tout prix libérer le pédophile d'Aigle, le TF s'interpose.

"«Nous pouvons écarter tout risque de collusion, puisque l’enquête est bouclée, explique Eric Cottier. Il n’y pas non plus de risque de fuite: le prévenu est Suisse et marié.» Et le risque de récidive est faible, car l’ex-prof a été libre plus de deux ans avant sa réincarcération, et il n’a pas fauté. Le TF ne partage pas du tout ce point de vue: «Les faits sont d’une extrême gravité, souligne-t-il dans son arrêt. Le danger de réitération existe. Il a agi dix ans durant, minimisé ses actes, tardé à indemniser les victimes traumatisées. Il s’impose de privilégier la sécurité publique.»"

Le 18 mai prochain, le peuple suisse est appelé à voter pour ou contre l'initiative «Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants». Le parti socialiste s'y oppose et lui préfère une loi qui permet aux juges de décider au cas par cas... Ca promet.

 

17 mars 2014 06:00

Vaud

Pervers d'Aigle en prison contre l'avis du procureur

par Christian Humbert - Condamné pour avoir imposé des rapports sexuels à des mineures, un ex-patron de théâtre voulait sortir de taule. Il a été sèchement débouté.

 

L’amateur de fouet a de nouveau été puni par la justice. Après la Cour cantonale, en janvier, c’est le Tribunal fédéral (TF) qui vient de confirmer que le prof de théâtre d’Aigle doit rester au trou.

 

L’homme, condamné en 2013 à 5 ans de prison pour contrainte sexuelle et actes d’ordre sexuel sur des personnes mineures, a fait appel. Il sera rejugé sur le fond à la fin du mois. C’est sa demande de libération, en attendant ce deuxième procès, qui vient d’être balayée par Mon-Repos.

 

Pourtant, le quadragénaire pouvait compter sur un soutien de poids. Le procureur général, Eric Cottier, a repris le dossier des mains d’un magistrat aujourd’hui à la retraite. Et surprise: celui-ci a soutenu la requête. «Nous pouvons écarter tout risque de collusion, puisque l’enquête est bouclée, explique Eric Cottier. Il n’y pas non plus de risque de fuite: le prévenu est Suisse et marié.» Et le risque de récidive est faible, car l’ex-prof a été libre plus de deux ans avant sa réincarcération, et il n’a pas fauté. Le TF ne partage pas du tout ce point de vue: «Les faits sont d’une extrême gravité, souligne-t-il dans son arrêt. Le danger de réitération existe. Il a agi dix ans durant, minimisé ses actes, tardé à indemniser les victimes traumatisées. Il s’impose de privilégier la sécurité publique.»

De 2000 à 2010, le prévenu a enivré plusieurs jeunes filles et a abusé d’elles. Il infligeait notamment des secousses électriques sur leurs parties intimes, dans le cadre de pratiques SM.