condamné pour 300 000 fichiers pédopornographique

 

Justice Condamné pour 300 000 fichiers pédopornographiques

le 12/04/2014 à 05:00 J.-F. S. Vu 2972 fois

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À Réguisheim au domicile d’un homme qui s’était exhibé à Ensisheim, les enquêteurs avaient trouvé trace de quelque 300 000 fichiers à caractère pédopornographique.

Un passant avait alerté les gendarmes le 15 avril 2013 en fin d’après-midi : à Ensisheim, près d’un skate-park puis du centre équestre, un homme se masturbait, habillé, puis sans ses vêtements à la vue de deux fillettes.

 

Au domicile de l’exhibitionniste, les enquêteurs ont retrouvé la trace, sur ses ordinateurs, de près de 300 000 fichiers à caractère pédopornographique, téléchargés puis effacés pour la plupart : des vidéos, dont certaines auraient été diffusées au moyen d’un logiciel de partage (ce que le prévenu a nié) et quantité de photos mettant en scène des enfants.

« Par inadvertance »

L’équivalent de 20 DVD et de centaines d’heures de téléchargement : « Par inadvertance, les images étant mélangées sur des sites pornos classiques » , avait soutenu le mis en examen devant le juge d’instruction. Mais les noms des mots-clés tapés sur les moteurs de recherche parlent d’eux-mêmes.

 

Hier à la barre, le prévenu âgé de 41 ans a tenté de justifier avoir téléchargé « dans un premier temps pour dénoncer ces images aux autorités ». Puis il a exprimé « un mal-être en pensant aux victimes violées ou humiliées… » Quant à l’exhibition qui lui est reprochée, il affirme « n’avoir aperçu personne ».

 

Condamné en 2010 à trois de prison à Mulhouse, déjà pour détention d’images de cet ordre mais aussi agression sexuelle envers des mineurs de moins de 15 ans, il finit par dire vouloir « s’en sortir » , mais accepte mal les conclusions des experts psychiatres, selon qui le risque de récidive est élevé.

 

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel de Colmar a condamné Cédric Heinrich à deux ans de prison ferme avec maintien en détention, interdiction d’activité professionnelle en relation avec des mineurs pendant cinq ans, et suivi sociojudiciaire pendant huit ans. La juridiction a constaté son inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles.