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Des familles réunies ce jeudi 20 septembre 2018 à Lyon à l'initiative de l'Association de Recherche de Personnes Disparues (ARDP) - Bernard Valézy,vice - président de l'association ARPD au cours d'une conférence de presse. Il est entouré par Didier et Cécile Noyer, les parents de Arthur Noyer, victime présumée de Nordahl Lelandais. / © maxppp
 

Des familles étaient présentes ce 20 septembre à Lyon à l'initiative de l'Association de Recherche de Personnes Disparues (ARPD). Une rencontre pour échanger et faire le point sur leurs dossiers. Elles s'interrogent sur un éventuel lien entre la disparition de leurs proches et Nordahl Lelandais.

 

Par Dolores Mazzola Publié le 20/09/2018 à 19:12 Mis à jour le 20/09/2018 à 19:18 France3 Auvergne Rhône Alpes

 

L'ombre de Nordahl Lelandais plane-t-elle sur les disparitions de leurs proches ? Des familles de disparus s'interrogent. Ces quinze familles étaient présentes ce jeudi 20 septembre à Lyon, à l'initiative de l'Association de Recherche de Personnes Disparues (ARPD). Il s'agissait d'une troisième rencontre pour échanger et faire le point sur leurs dossiers respectifs.  


Les parents du caporal Arthur Noyer étaient également présents ce jeudi. Le jeune militaire  avait disparu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 après une soirée dans le centre-ville de Chambéry, à quelques kilomètres de sa caserne de Barby. Lelandais a été mis en examen en décembre dernier pour l'assassinat d'Arthur Noyer. Il faut souligner que l'association est très présente dans les affaires de disparitions relancées dans la foulée des aveux de Lelandais. L'affaire Lelandais a même mis en lumière le rôle joué par l'association.

Depuis un an, de nouveaux membres ont rejoint l'ARPD, fondée en 2003. Cette association nationale intervient auprès des familles touchées par la disparition d'un proche, majeur ou mineur. Des bénévoles sont présents pour appuyer et coordonner les démarches des familles. Ils représentent aussi un soutien psychologique pour ces familles qui se sentent souvent isolées et abandonnées. L'ARPD n'entend cependant pas se substituer au travail des enquêteurs officiels. En avril dernier, l'ARPD a formulé 33 propositions pour aider à la recherche des personnes disparues. 

 

 

 



Ajouté le 20/09/2018 par Pascale - INFO

Un homme de 58 ans a été mis en examen dans le cas de la disparition de Sophie Le Tan, étudiante strasbourgeoise de 20 ans. | FREDERICK FLORIN/AFP

 

Recueilli par Guilhem DUBERNET.

Modifié le 21/09/2018 à 16h36

Publié le 21/09/2018 à 16h13

 

Sophie Le Tan, étudiante à Strasbourg, est portée disparue depuis le 7 septembre. Jean-Marc Reiser, un homme aux lourds antécédents judiciaires, a été mis en examen. Tandis que la police cherche à savoir s’il pourrait être impliqué dans d’autres disparitions, Bernard Valézy, commissaire et vice-président de l’Association pour la recherche de personnes disparues, réclame davantage de moyens.

 

Sophie Le Tan, l’étudiante de Strasbourg disparue depuis le 7 septembre, est toujours introuvable. Un homme de 58 ans, Jean-Marc Reiser, déjà connue de la justice pour viol, a été mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration. Des traces de sang attribuées à l’étudiante ont été relevées dans l’appartement du suspect. L’Office central de la répression de la violence faite aux personnes pourrait être saisi afin d’opérer des rapprochements avec d’autres affaires.

 

Bernard Valézy, commissaire divisionnaire à Lyon et vice-président de l’Association pour la recherche de personnes disparues, revient sur les difficultés des enquêteurs pour effectuer de tels croisements.

 

Comment une enquête est-elle engagée après une disparition ?

 

Lors d’une disparition, la police peut la classer dans deux catégories : inquiétante et non inquiétante. Toutes les disparitions de mineurs et de majeurs protégés vont directement dans la catégorie des disparitions inquiétantes. D’autres deviennent inquiétantes de par certains éléments tels qu’Alzheimer ou des envies suicidaires. À partir du moment où une disparition est classée comme inquiétante, une enquête et un cadre juridique se mettent en place. Pour les autres, nous avions la Recherche dans l’intérêt des familles (Rif), jusqu’en 2013. À chaque présentation d’une famille, une suite était donnée. Cela permettait une inscription des personnes recherchées dans un fichier. Depuis la suppression de la Rif, les pouvoirs publics n’ont connaissance que des disparitions inquiétantes et les services de police ne travaillent que sur celles-ci.

 

Quels moyens existent pour croiser des affaires entre elles ?

 

Dans le cas de Nordahl Lelandais (soupçonné d’avoir enlevé et tué la petite Maëlys, en août 2017, et suspect dans plusieurs affaires de disparition), un dispositif spécial a été mis en place pour recouper avec d’autres affaires de disparition : la cellule Ariane (chargée, au sein de la gendarmerie nationale, de croiser l’emploi du temps de Nordahl Lelandais avec près de 900 affaires non résolues, NDLR). Une affaire comme celle-ci peut attirer l’attention sur d’autres non élucidées.

 

Dans le cas de Sophie Le Tan, on est sur une quasi-certitude d’être dans le cas d’une affaire criminelle. Dans ce cas, les moyens engagés sont ceux d’une enquête criminelle et sont très importants. Mais nous n’avons pas d’outils précis. Dans notre association, nous demandons une organisation interministérielle et des outils tels que des fichiers de disparitions sur le modèle du Rif. Toutes les disparitions pourraient être recensées car, jusqu’à présent, une disparition est qualifiée d’inquiétante sur la seule appréciation des policiers et gendarmes sur le terrain.

 

Ces tentatives de recoupements sont-elles efficaces ?

 

Sur les 60 000 disparitions annuelles enregistrées, 10 000 restent non résolues. Le fait de se pencher à nouveau dessus à chaque nouvelle affaire ne permettra pas de toutes les résoudre, bien sûr, mais à force de recoupements, de découvertes de corps, on peut arriver à faire avancer les enquêtes. Ce qui reste très difficile sera de faire avouer des meurtres en l’absence de corps. Il pourra toujours y avoir un faisceau d’indices mais cela ne suffit pas à faire avouer un suspect.



Ajouté le 21/09/2018 par Pascale - INFO

Propos recueillis par Marie Briand-Locu , le 20/09/2018 à 18h33 Journal La Croix .

 

Une quinzaine de familles de majeurs disparus se sont réunies à Lyon à l’initiative de l’association Assistance et Recherche de personnes disparues (ARPD), jeudi 20 septembre. Toutes s’interrogent sur un éventuel lien avec l’affaire Lelandais.

 

Pour Pascale Bathany, présidente de l’ARPD, ces familles espèrent la réouverture de leur enquête, souvent délaissées par les autorités.

 

 

obsèques du caporal Arthur Noyer, à la cathédrale Saint-Etienne de Bourges, le 7 septembre 2018. / Guillaume Souvant/AFP

 

La Croix : Une quinzaine de familles de majeurs disparus se sont réunies à Lyon, jeudi 20 septembre. Les parents du caporal Arthur Noyer, victime présumée de Nordahl Lelandais, étaient présents. Qu’attendaient les familles de cette rencontre ?

 

Pascale Bathany : Nous avons organisé cette réunion pour que les dossiers de ces personnes disparues soient rouverts par les autorités. Le point commun de toutes ces affaires, c’est que les disparus ont potentiellement croisé la route de Nordahl Lelandais.

 

L’affaire Maélys a rouvert des plaies : certaines familles ont fait un parallèle avec leur propre histoire. Jean-Christophe Morin, par exemple, a disparu en 2011 lors d’un festival à Fort-Tamié. Il faisait du stop dans certains endroits fréquentés par Lelandais.

 

On a renvoyé tous les dossiers aux autorités afin qu’ils soient réexaminés au prisme de l’affaire Maélys. Les familles espèrent qu’ils seront transférés à la cellule Ariane, qui coordonne les investigations autour de Nordahl Lelandais.

Mais il n’y a pas qu’un seul meurtrier en série en France… Les familles espèrent surtout faire avancer leur enquête. Certaines affaires comme celle d’Anne-Charlotte Poncin, disparue en 2016, ont été peu médiatisées. Cette réunion permet de donner un coup de projecteur sur ces dossiers peu connus du grand public.

 

Pourquoi les familles de disparus majeurs peinent-elles à faire avancer leur enquête ?

 

P. B : De nombreuses familles sont éconduites lorsqu’elles viennent déclarer la disparition d’une personne majeure. Les policiers leur répondent souvent : « Il a plus de 18 ans, on ne peut rien faire pour vous ». Parfois, ils les exhortent à revenir dans 48 heures alors que ces délais n’existent plus depuis longtemps. Certains les invitent même à déposer une main courante. Mais une main courante, c’est pour des bruits de voisinage… L’article 6 de la Charte d’accueil des victimes dans les brigades des commissariats stipule pourtant que « tout signalement de disparition mérite un traitement immédiat ».

 

Par ailleurs, les disparitions sont jugées inquiétantes ou non, selon l’appréciation du policier. Certaines enquêtes sont engagées plusieurs jours après la première déclaration. Or, si les investigations avaient été entamées plus rapidement, certains dossiers auraient pu être résolus.

 

Enfin, toutes ces familles ont connu des failles lors des premières phases de l’enquête. Certains éléments, comme le téléphone, n’ont pas été analysés par les policiers, faute de temps, de moyens ou d’intérêt pour les disparitions. Les familles espèrent que ces analyses seront enfin effectuées, parfois des années plus tard.

 

Quelles sont les revendications des familles de disparus ?

 

P. B : Depuis l’abrogation la Recherche dans l’intérêt des familles, une procédure permettant de déclarer la disparition des majeurs, en 2013, aucun chiffre ne recense ces disparus majeurs. En 2012, on évoquait le chiffre de 50 000 disparitions, parmi lesquelles 10 000 inquiétantes. Cette absence d’actualisation de ce chiffre illustre le désintérêt de l’État pour les disparus.

 

En janvier, nous avons déposé 33 propositions au ministère de la Justice pour faire avancer la cause des disparus. Nous préconisons notamment le prélèvement systématique de l’ADN des personnes enterrées sous X. Chaque année en France, 1300 personnes sont enterrées sans être identifiées. Ces prélèvements sont peu effectués pour des raisons économiques. Or, parmi ces enterrés sous X, certains sont sûrement des disparus.

 

Mais notre requête est restée lettre morte. Le ministère de la justice nous a renvoyés vers le ministère de l’intérieur et l’intérieur vers la justice. Résultat, nous n’avons jamais eu de réponse à notre courrier.

 

On va tenter de frapper plus fort, en sollicitant le président de la République par exemple. Car cette indifférence à l’égard des familles est insupportable. Elles ont besoin de savoir ce qui est arrivé à leur proche. Le doute, c’est la pire des souffrances.



Ajouté le 20/09/2018 par Pascale - INFO

Maëlys: Une marche blanche organisée un an après la mort de la fillette.

 

Samedi 18 Août 2018 - 10:55

Mise à jour : 

Samedi 18 Août 2018 - 10:55

 

Jennifer Cleyet-Marrel, la mère de Maëlys de Araujo, la petite fille tuée par Nordahl Lelandais à Pont-de-Beauvoisin (Isère) le 27 août 2017, a appelé à une marche blanche, un an après la mort de son enfant.

 

 

La mère de la petite Maëlys, victime de Nordahl Lelandais, a appelé à une marche blanche le 27 août 2018, un an après la mort de la fillette.

©Capture d'écran

 

Le 27 août 2018, cela fera un an que Maëlys de Araujo (qui avait 8 ans au moment de sa disparition) a été tuée par Nordahl Lelandais -qui a avoué le meurtre en assurant qu'il s'agissait d'un accident- en marge d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

 

Pour rendre hommage à sa petite fille, sa mère, Jennifer Cleyet-Marrel, a lancé un appel sur Facebook pour qu'un maximum de personnes se rendent à la marche blanche qui se tiendra ce jour-là, à 15h, au départ du parking des bus du lycée de la commune.

 

Un lâcher de ballons sera également organisé sur la place de la salle polyvalente de Pont-de-Beauvoisin, et la route qu'empruntera la foule pour se souvenir de Maëlys sera recouverte de messages en hommage à la fillette.

 

L'émotion sera intense pour la mère, le père et la sœur de Maëlys, qui vont revenir sur les lieux du drame, moins d'un an après les avoir quittés pour retourner vivre dans leur maison dans le Jura.

 

Ils pourront compter sur le soutien de centaines de personnes, qui continuent de leur envoyer des messages de soutien et de courage via les réseaux sociaux, notamment la page Facebook de Jennifer Cleyet-Marrel.

 

Page Facebook dont cette dernière se sert aussi pour relayer les articles et les avis de recherche de disparitions de mineurs, pour aider à son niveau et pour que ce qui est arrivé à sa fille n'arrive plus à personne d'autre.



Ajouté le 19/08/2018 par Pascale - INFO

Nordahl Lelandais au cœur d’un documentaire inédit

 

 

Depuis plusieurs mois, deux journalistes de LCI, Maud Vallereau et Hortense Villatte, travaillent sur les affaires Nordahl Lelandais. Ce vendredi, à 20 h 30, la chaîne d’information du groupe TF1 (canal 26) bousculera ses programmes pour diffuser un documentaire inédit “Les mystères de Nordahl Lelandais”. 


Dans ce long format, les deux journalistes proposent un retour sur 10 mois d’enquête, de l’affaire Maëlys à ses multiples rebondissements, avec différents intervenants : le général Lecouffe, chef de la police judiciaire de la gendarmerie, Maîtres Rajon et Boulloud, les avocats des familles de Maëlys et d’Arthur Noyer, le journaliste Vincent Wales (Le Dauphiné Libéré) ou encore Bernard Valézy de l’association Assistance et recherche de personnes disparues (ARPD).

 

 

Publié le 28/06/2018 à 16:14 (le dauphiné)



Ajouté le 29/06/2018 par Pascale - INFO

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